Gestion des zones inondables : vers un drainage intelligent

Contexte

Une récente étude publiée par l’AFD indique que les inondations constituent le phénomène touchant le plus de personnes à travers le monde. Outre le nombre de morts occasionnés par ces inondations, on déplore aussi la dégradation des bâtiments, la perturbation des activités économiques de populations le plus souvent fragilisées, des activités de la vie quotidienne et le possible développement de maladies hydriques.

Le projet proposé par IGN FI/ SETEC HYDRATEC/ IRD/ Université de Douala permettra dans un quartier de Douala particulièrement impacté par le phénomène d’inondation structurel, de modéliser le risque d’inondation sur la base d’enquêtes de terrain réalisées avec l’aide de la population locale, et fournira aux services techniques de la Communauté urbaine de Douala, un outil d’aide à la décision pour mettre en place un plan de gestion du risque d’inondation dans la zone concernée.

Objectifs

La ville de Douala est régulièrement confrontée à des inondations diluviennes qui occasionnent des dizaines de morts chaque année, touchent en priorité des habitations précaires situées dans des quartiers populaires densément peuplés et construites sur des zones dangereuses.

L’encombrement des drains peut également aggraver le phénomène.

Ces inondations sont susceptibles d’être à l’origine de la propagation de maladies hydriques.

Avec plus de 3 millions d’habitants, Douala est la première ville du Cameroun. Sa croissance urbaine est rapide et la ville s’étend sur une zone d’anciens marécages et de mangroves extrêmement plate.

En l’absence d’outils d’aménagement et de planification urbaine, les urbanistes évoquent parfois l’urbanisme de la pauvreté qui impacte en premier lieu, les populations déjà vulnérables.