URBAFRICA, ville durable

Contexte

L’avènement des nouvelles technologies liées au numérique impacte aussi l’habitat et l’urbanisme avec les objets connectés et autonomes. La ville devient intelligente : un nouvel état informationnel des villes qui donne une place centrale au citadin, organise la « mise en système » des infrastructures physiques et facilite le recours aux énergies renouvelables.

L’Afrique a tout intérêt à investir dans ces solutions dans une approche partant des usages centrés sur les logements résidentiels et les immeubles, et répondre aux enjeux en termes d’urbanisation et de développement. Pour relever le défi de la ville intelligente en Afrique, la logique collaborative et co constructive s’impose aux différents acteurs qui vont les implémenter : les constructeurs, les industriels, les acteurs publics et sociaux, et avant tout des habitants qui seront les partenaires incontournables à associer à tous les projets de villes durables.

Le Cameroun, va accueillir le premier prototype, le Sénégal suivra. Les deux mégalopoles, Douala et Yaoundé dont le taux de croissance annuel est d’environ 5,6 %/ans, concentrent 39 % de la population urbaine du pays. Elles sont suivies par 18 villes qui comptent entre 300 000 et 100 000 habitants et 34 villes ayant entre 100 000 et 10 000 habitants. Le Cameroun est donc résolument urbain, mais comme pour la majorité des pays africains, cette urbanisation n’est pas maitrisée, et au lieu de constituer le levier de la croissance économique, elle s’est traduite par l’expansion anarchique de l’habitat, l’insuffisance des infrastructures et services urbains de base, illustrées par un développement sans précédent des bidonvilles, avec pour corollaires la promiscuité, l’insalubrité et la fracture sociale.

Il en résulte de nombreux dysfonctionnements auxquels ces villes sont confrontées et qui conduisent à un contexte urbain marqué par la régression de la production, la stagnation voire la baisse du revenu urbain, l’exposition des populations aux risques divers et à l’aggravation de la pauvreté.
Ainsi, le développement des villes camerounaises se produit en contradiction avec les principes du développement urbain durable. Notamment, les communautés urbaines de Yaoundé et de Douala ont pris conscience de cet état de fait et initiés un processus visant une mutation profonde de quartiers ville.

Le projet que nous portons vise à accompagner cette nutation en termes de méthodologie et de solutions opérationnelles prenant en compte les préceptes du développement durable

Objectifs

Réaliser un démonstrateur à l’échelle 1 d’un morceau de ville durable présentant une mixité fonctionnelle et sociale à intégrer au cœur des mégalopoles africaines. Les sujets traités :

  • Le process et les matériaux de constructions : adapté aux infrastructures et ressources du territoire, industrialisé, délocalisable, économe en matière première, performant thermiquement, permettant la densification de la ville pour contenir l’étalement urbain….
  • La gestion de l’énergie et la production d’énergies renouvelables.
  • La gestion de l’eau, et de l’assainissement.
  • Les mobilités.
  • La sécurité des biens et des personnes.
  • Une connexion internet haut débit pour tous.

Proposer une méthodologie pour implanter le modèle sur des quartiers existants pour « reconstruire la ville sur la ville ».

Proposer un dispositif de formation et un lieu d’expérimentation pour la construction, la gestion et la maintenance des bâtiments et des équipements.

Le financement principal, de la construction du modèle, sera apporté par la vente des bâtiments démonstrateurs, notamment à la diaspora via le réseau Moneydiaspora.
L’Impact pour l’économie française se traduira par la vente à l’export d’une offre globale sous la forme d’un groupement d’entreprises françaises, en CREM, (Conception / Réalisation / Entretien / Maintenance) intégrant :

  • L’ingénierie et les process
  • L’encadrement des équipes de construction
  • Les produits industriels et les matériaux liés aux différentes technologies, non produits dans le pays.
  • L’ingénierie de la formation
  • L’ingénierie sociale et urbaine pour l’implantation du concept dans différents pays